DEGARRON

Civilité

Sexe : Homme
Nom : DEGARRON
Prénom : François
Autre(s) forme(s) du nom :

De Garron

Bibliographie

François Degarron est attesté comme « directeur du spectacle » du Mans entre le 9 et le 25 janvier 1810. Il engage autour de cette dernière date et pour plaire au public du Mans, M. Leclerc, acteur du Théâtre français de Paris ayant obtenu un congé. Degarron est régisseur d'une troupe de comédie ; il joue sans autorisation à Auxerre et Joigny en juin 1810. En 1812, il est "directeur titulaire et fondé de pouvoir par le Sieur Singier". En 1813, en tant que directeur du spectacle d'Avignon, il sollicite le préfet des Alpes-Maritimes afin de proposer aux habitants de Nice une troupe sédentaire composée "d'artistes à talent [...] pour la comédie, l'opéra et vaudeville". Il présente également un répertoire de plus de 330 pièces qu'il désire faire jouer à sa troupe, dans laquelle il incarne par ailleurs les premiers rôles. Le préfet lui accorde ce privilège et il est autorisé à se fixer à Nice depuis le 1er septembre 1813 jusqu'au Mardi Gras de 1814. La location de la salle de Nice coûte à la troupe 2000 francs, acquittables par tranches de 15 francs chaque soir de représentation. Cependant, Degarron déçoit "l'attente du public [...] en présentant une troupe mal composée, tout à fait incomplète". De surcroît, il s'est établi à Nice "sans avoir aucun fonds à sa disposition, ce qui l'a obligé de recourir aussitôt à la voie des emprunts". De plus, les salaires de ses comédiens, "point proportionnés à leurs talents, dont il en est qui excèdent même le prix de location de la salle" plongent dans le déficit la troupe, et cela dès le second mois de l'entreprise, en faisant pâtir les acteurs, qui recourent aux autorités, lorsqu'ils ne quittent pas tout bonnement la compagnie. Après avoir ouvert son spectacle le 12 septembre, il se retrouve le 12 octobre de la même année avec un découvert de 831 francs. Il aurait également fait banqueroute, auparavant, à Lille et à Avignon. Pour le maire de Nice, Dugarron "est un très mauvais administrateur" et "n'a pas même les objets indispensables qui conviennent à un directeur de spectacle".