MÉHUL

Civilité

Sexe : Homme
Nom : MÉHUL
Prénom : Étienne-Nicolas

Evènement(s) de Vie

Bibliographie

Après des études musicales complètes, Étienne-Nicolas MÉHUL est nommé successivement inspecteur du Conservatoire de Paris et membre de l’Institut, les 3 août et 20 novembre 1795. Ces postes ne font que confirmer le crédit du compositeur auprès de la société musicale de l’époque. Méhul s’était en effet distingué parallèlement dans l’opéra-comique « révolutionnaire », pendant la décennie 1790-1800, et dans l’écriture de pièces de circonstance dont certaines connaîtront une postérité jusque tard dans le XIXe siècle (Le Chant du départ de 1794, par exemple). S’il hérite de la manière de Gluck, Méhul s’en distingue par des recherches rythmiques innovantes, dont témoigne aussi bien sa production instrumentale (4 symphonies, dans les années 1810, et des pièces diverses pour le piano) que lyrique. Dans cette dernière branche, plusieurs opéras se sont imposés par l’originalité de leur facture (Uthal, en 1806, renonce aux violons et divise les altos) ou de leur sujet (Joseph, opéra biblique, s’apparente à l’oratorio). Méhul s’est également intéressé au ballet-pantomime moderne, sur sujet antiquisant (Le Jugement de Pâris en 1793, Persée et Andromèdeen 1810) ou comique (La Dansomanie, en 1800). Personnalité éclectique, le compositeur souffre aujourd’hui d’avoir été le contemporain de Beethoven et Schubert dont la notoriété l’éclipse injustement.
Méhul est le compositeur de la musique de l'opéra en 3 actes Gabrielle d'Estrées, représenté au théâtre Feydau le 25 janvier 1806.