LA VESTALE

Oeuvre

Titre : LA VESTALE
Auteur(s) :
Compositeur :
Famille de genre : Opéra
Genre : Tragédie lyrique

Sources

La Vestale, tragédie-lyrique, en 3 actes, mise en musique par Gaspare Spontini sur un livret d'Etienne de Jouy, Paris, 1807.

BNF, bibliothéque de l'Arsenal, GD-22572.

 

Représentation(s)

Compte rendu : 

La pièce fait partie du répertoire théâtral de 624 pièces que se propose de faire jouer, pour la saison 1813-1814, le directeur breveté du 39e arrondissement théâtral Singier.

Compte rendu : 

La pièce fait partie du répertoire théâtral du directeur Seligman, pour l'année théâtrale 1813-1814.

Interprète(s) :
Sources : 

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 22 septembre 1810, n°295.

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 29 septembre 1810, n°296.

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 6 octobre 1810, n°297.

Compte rendu : 

Il y avait beaucoup de monde, mardier dernier, à la première représentation de la Vestale. Cette pièce fut aussi bien rendue qu'il était permis de l'espérer avec les moyens que l'on a ici. Les deux principaux personnages, ceux de Licinius et de Julia, furent passablement soutenus : Mad. Dengis, dont le rôle est très-fort pour le chant, conserva tous ses moyens jusqu'à la fin, et M. Belfort donna une nouvelle preuve de son talent dans les rôles qui exigent une expression forte, de la chaleur, et de l'énergie. On aurait désiré, pour le bien de la représentation, que M. Routon eût rempli l'un des deux rôles de Civina ou du Pontife, mais principalement ce dernier.

La belle musique de M. Spontini fut bien exécutée : on remarqua la marche triomphale du 1er acte, le duo de Licinius et Julia au 2ème acte, et plusieurs autres morceaux d'une belle composition. Mais le passage qui frappe le plus cette représentation, fut le choeur final du 2ème acte, parce qu'il y eut beaucoup de précision et d'ensemble dans l'exécution théâtrale : le moment où Julia est atterrée sous le poids de l'anathème, où elle est dépouillée de ses vêtements de Vestale, couverte d'un voile noir et livrée aux licteurs, offrit une situation d'un bel et terrible effet. Le 3ème acte laissa quelques chose à désirer, soit dans les choeurs, soit dans les jeux des machines du théâtre ; mais nous pensons qu'il sera facile d'y remédier aux représentations suivantes. On doit des éloges à la direction et à tous les artistes en général, tant de la scène que de l'orchestre, pour le zèle et les soins qu'ils ont mis à cette exécution : tous les acteurs se sont prêtés de bonne grace à chanter dans les choeurs; un seul n'a pas voulu donner cette marque de complaisance, ou n'a pas voulu faire céder les raisons particulières qu'il pouvait avoir, au désir d'être agréable à un public qui lui témoigne cependant assez de bienveillance, mais qui n'aime pas qu'un acteur se prévale de quelques faveurs pour se distinguer des autres, lorsque d'ailleurs rien ne le distingue.

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 6 octobre 1810, n°297.

Sources : 

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 20 octobre 1810, n°299.

Sources : 

AD du Gard, JR356/1,Journal du Gard, 10 novembre 1811, n. 302.

Compte rendu : 

"L'opéra de la Vestale a fait ici le plus grand plaisir" 

Qualité(s) de type : Travail d'interprétation -

Sources : 

AD Gard, JR356/1, Journal du Gard, 10 novembre 1810, n. 302.

Compte rendu : 

" ...mais il n'en a pas été de même de la Parodie qu'on joua jeudi dernier... Quelques propos parurent trop libres pour des oereilles chastes...     M.lle D... persuadée sans doute qu'un rôle de Parodie doit être en oposition avec le personnage dont il est peint le ridicule, ne se montra pas fort réservée sur les attitudes et les lazzis qui contrastent avec le maintien décent d'une Vestale

Sources : 

AD du Gard, JR356/1, Journal du Gard, 15 décembre 1810, n. 307.

Interprète(s) :
Sources : 

AD du Gard, JR356/1, Journal du Gard, 20 avril 1811, n°325.

Compte rendu : 

"On ne se lasse pas de voir jouer La Vestale, d'entendre cette musique délicieuse dont les beautés sont toujours mieux senties. Cette pièce fut jouée encore samedi dernier ; et Mad.e Dengis, à qui l'on bon gré de sa complaisance et de sa générosité, lorsque pour procurer au publicle plaisir de voir Mad.e Fay dans le rôle de Julia, elle s'était chargé de celui de La Grande Vestale, en l'absence de l'actrice qui le remplissait ordinairement, a reparu dans le rôle de son emploi avec le talent qu'elle y a toujours montré, avec cette douceur d'expression, cette sensibilité noble et touchante qui caractérise un des plus intéressants personnages de la tragédie lyrique. M. Belfort, qu'on regrettait de n'avoir vu à la dernière représentation, à la place de M. Fay si déplacé dans le rôle de Licinius, nous a aussi donné une nouvelle preuve de son talent dans les rôles qui exigent de la chaleur, de la force, et où il s'agit d'exprimer de grandes passions. La pièce, dans son ensemble, n'alla pas aussi bien qu'aux précédentes représentations ; les choeurs surtout, affaiblis par l'absence de plusieurs chanteurs, laissèrent beaucoup à désirer."  

__/__/1813 / Théâtre / Amiens

Interprète(s) :
Sources : 

AD de la Somme 740 PER 24-48, Journal de la Somme, mercredi 24 mars 1813, n°12.

 

 

Compte rendu : 

Dans une lettre adressée au rédacteur du journal de la Somme et publié le mercredi 24 mars 1813 par ce même journal, l'auteur anonyme évoque la prestation vocale de Madame Francisque dans La Vestale.

Sources : 

AD Gard, JR356/2, Journal du Gard, 9 janvier 1813, n°415.

Compte rendu : 

"Cette pièce n'en est pas moins toujours vue avec grand plaisir. Nous avons eu assez souvent occasion de parler des beautés de cet ouvrage […] ; nous ne ferons aujourd'hui que quelques observations sur des parties accessoires qui nous ont paru négligées dans l'exécution : 

À la fin du Ier acte, lorsque Licinius a reçu les honneurs du triomphe, doit-il, en retournant au Capitole avec le cortège, se mettre à la tête d'un peloton de troupes pour le commander ? Ce n'est là ni la place ni le rôle du triomphateur. 

Au deuxième acte, quand Julia, après avoir laissé éteindre le feu sacré, reste confondue sur les marches de l'auteur, et que les prêtres et le peuple entrent dans le temple, pourquoi les licteurs qui entourent aussitôt la Vestale lèvent-ils la hache sur sa tête, comme s'ils allaient l'immobler ? Pourquoi répètent-ils le même le même geste quand ils l'emmènent ? Leurs fonctions sont là purement passives ; et cette menance est d'autant plus indécente, que le pauvre fils est certainnement bien loin de vouloir opposer la moindre résistance. Si l'on croit par là accroitre l'intérêt, on se trompe ; on rend l'opposition trop forte ; l'art des contrastes a ses bornes au théâtre comme ailleurs, et le bon goût ne s'accomode jamais de l'excès dans aucun genre. 

Lorsqu'au troisième acte, Julia est conduite avec l'appreil funèbre au champ de l'exécration, il nous semble qu'elle devrait rester entièrement couverte de son voile. Elle peut bien se découvrir le visage lorsqu'arrivée au bord de la tombe, elle fait ses derniers adieux ; mais jusque-là, elle paraitrait dans une attitude bien peu conforme à sa situation, si elle restait ensêvelie sous ce voile lugubre."

Sources : 

AD Gard, JR356/2, Journal du Gard, 1 octobre 1814, n°505.

Sources : 

AD Gard, JR356/2, Journal du Gard, 1 octobre1814, n°505.

Interprète(s) :
Sources : 

AD Gard, JR356/2, Journal du Gard, 29 octobre 1814, n°509.