Comédie

Salle

Nom : Comédie

Autre(s) nom(s) :
Ville : Angoulême
 

Carte

Commentaire

21 juillet 1787 vente de la salle Glace (de Charles-François Glace l'ainé à son frère Louis François Glace le jeune Marchand horloger)

1790 Plan du château et de la commune d’Angoulême 

20 germinal an III [9 avril 1795] vente par Louis François Glace marchand horloger à Charles-Samuel Pierre Jacques Bernard de Luchet demeurant à Cognac

14 messidor an V : 27 juillet 1797 Le théâtre du De Luchet situé place du Murier a été l'objet de manifestations hostiles et à la sortie de la représentation. Les rixes ont recommencé entre divers citoyens armés de sabre.

4 avril 1798 La salle est à côté du chateau (maintenant l'hôtel de ville)

4 avril 1798 : 15 germinal an VI Les couplets patriotiques seront chanté par des artistes de choix du directeur du théâtre. Champmelé et Tailli seront accompagnés d'artistes et de musiciens salariés.

12 frimaire an VI : 3 décembre 1797 Les administrations municipaux arrêtent qu'à partir de ce jour toute représentation est interdite jusqu'à la fin du présent mois de frimaire. Les considérants de cet arrête portent que dans le but de plaire aux royalistes les artistes chantent sans le moindre enthousiasme les couplets de l'hymne sacré de la Marseillaise et que même ils le font avec dédain.

16 frimaire an VI : 6 novembre 1797 Sainte-Foy directeur du théâtre et ses artistes présentent une pétition collective pour en demander le retrait. Ils déclarent qu'ils se soumettront à toutes les prescriptions de l'administration s'engageant formellement à former l'esprit public; soit par leur chants, soit par le choix des pièces qu'ils représenteront.

12 ventose an VI : 2 mars 1798 La municipalité prend des mesures de rigueur contre tout perturbateur de la tranquilité publique [pour éviter le renouvellement des actes regrettables qui ont déjà lieu entre les révolutionnaires et les modérés]. Défense ... de porter des cannes à épée, ou toute autre arme cachée.

12 ventose an VI : 2 mars 1798 L'invitation aux citoyens de porter ostensiblement la cocarde tricolore est renouvelée. L'orchestre est composé d'artistes payés et d'amateurs. Ces derniers ne pourront êtres forcés de participer à l'accompagnement des artistes désignés pour chanter les couplets patriotiques. Mais en ne se conformant pas à cette disposition ils feront preuve d'incivisme.

13 floréal an VI : 2 mai 1798 Les prescriptions sur l'emploi du calendrier républicain ne sont point exactemens suivies ; les jours décadaires ne sont pas toujours célébrés, tandis que le dimanche est encore regardé comme jour de repos. La célébration du dimanche elle est prohibée ; il est notamment fait défense expresse au Directeur du théâtre de donner des représentations les dimanches et fêtes de l'année calendaire.

2 mai 1798 Ferville, le directeur privilegié, qui a le droit exclusif des représentations théâtrales à Angoulême, devra par suite de ce privilège faire jouer alternativement pendant deux mois d'été le comédie et l'opéra ; il donnera également dans les mêmes conditions des représentations pendant deux mois d'hiver. Pour compenser la faveur qui lui est ainsi accordée, l'administration a mis pour condition expresse que ce directeur donnera chaque mois une représentation au bénéfice des pauvres.

10 fructidor an VI Représentation gratuite : les vieillards accompagnés des douze jeunes citoyens et citoyennes. Les vieillards avaient été placés aux premières loges, en face de celle des administrateurs municipaux. Des couplets analogues à  la circonstance ont terminé le spectacle.

22 vendemiaire an VII : 13 octobre 1798 plaintes contre les acteurs insouciants : l'exécution des chants patriotiques. En consequence on ordonne le directeur du spectacle de faire jouer avant l'ouverture de la pièce et pendant les entr'actes, les airs aimés des républicains; ?tant? que le Marseillaise ; le Ca ira ; Veillons au Salut de l'Empire et le Chant du Départ.

15 octobre 1812 La salle est 'près le cour Napoléon'

22 juin - 16 juillet 1815 La salle a representée dix-neuf pièces : recettes 2467,35 livres ; frais 1839,82 ; avances 400,00 ;  paiement des artistes 4109,98; partagés 627,53 ; déficit 3482,45

Description architecturale

15 germinal an VI : 5 avril 1798 Les administrateurs de la commune reconnaissent la necessité d'établir un perystile devant la porte du théâtre pour en faciliter l'entrée et la sortie ; et les traveaux sont autorisés. Ce théâtre formant le 1er étage d'une partie des batiments de la communauté ... qui avaient été alienés et sur les quels cette construction avait été élevée, avec façade sur le place du Murier ; elle était vers cette époque le proprieté de la famille Gaury ; et depuis affectée à la tenue des tribunaux.

12 vendemaire an VII : 30 octobre 1798 De Luchet vient de faire construire un théâtre sur des emplacements dépendant du chateau d'Angoulême aliené ?aux? bien nationaux. De Luchet sollicite l'autorisation de construire de long des murs du chateau des loges pour les acteurs. Cette autorisation lui est accordée ainsi que celle de donner des representations tous les jours à son choix et non pas seulement les jours impairs comme précedemment mais il lui est imposé ... qu'il y aura spectacle tous les décadis et autres jours de fêtes nationales.

21 germinal an dix [11 avril 1802] il y a sous le théâtre un reservoir sans eau ... il n'y a point de pompe ni de ?pompiers? : contravention de l'arrêté du 1er germinal an 7

4 janvier 1807 Bassin en pierre de taille coroyés et cimenté ayant de longeur quatre mètres vingt et un centimètre sur un mètre vingt neuf centimètres sur un mètre vingt neuf centimètres de largeur et quatre vingt dix sept centimètres de profondeur ayant dans ce moment sur toute sa surface quatre vingt centimètres d'eau

Au dessus du théâtre deux tonneaux pleins d'eau contenant environ chacun deux cent soixante litre cubes. Deux petites pompes qui sont dans le bas de chacune environ un mètre de longeur avec leurs garnitures en cuir et cuivre et deux ?

Petit salon

27 juillet 1812

un magasin du dépôt

au dessous du théâtre s'est trouvée une citerne contenant onze mètres cubes d'eau ... il s'est trouvé deux pompes avec leur appareaux pour conduire l'eau dans deux tonnes qui sont placées au dessus du théâtre ...qui se remplissent par les acqueducs en fer blanc qui sont posés aux couvertures des dits bâtimens. Il y a aussi deux petites chambres pour le service des artistes.

23 décembre 1813 Grand salon, avoir fait et fourni un grand gradin à trois marches en bois de peuplier (on l'a peint à la colle au couleur de marbre)  ; les lattrines ; une loge des acteurs ; une loge grillée ; les banquettes

1816 un café (isolé de la salle de spectacle), une trape (qui utilise un petit cordage)

Juin 1819 l'orchestre exigerait d'urgentes réparations. La Barre est beaucoup trop haute, le son des instruments s'y trouve étoufé.

2005 En 1779, un amateur de théâtre, M. GLACE, décide de construire une maison sur un terrain qu’il possède au bout de la place du Parc (actuelle place New-York). Il demande l’autorisation à la mairie d’y inclure une salle de théâtre. La construction fut terminée le 24 juin 1780, bouchait la perspective de la place du Parc du côté du château (emplacement actuel du square de l’Hôtel de Ville, du côté du bassin). Sa façade était ornée d’un balcon. Le théâtre était logé dans les deux premiers étages de la maison : il possédait un parterre, des premières et secondes loges, un amphithéâtre, le tout orné de « jolies décorations ».

En 1814, la Ville rachète tout l’immeuble pour y abriter la mairie. La partie faisant face à la Place du Parc fut occupée par l’administration et la salle de spectacle repoussée à l’arrière du bâtiment. Ces transformations nécessitèrent l’aménagement d’une nouvelle façade et d’une nouvelle entrée pour la Comédie, donnant au sud-est, sur la rue de la Comédie, actuelle rue d’Iéna. L’élévation, de style néo-classique, était à quatre niveaux (portes en plein cintre, deux étages de fenêtres rectangulaires, oculi) et couronnée d’un fronton.

Décor et accessoire

27 juillet 1812

dans le magasin du dépôt se sont trouvées des tables sur des traiteaux, servant à déposer ordinairement les differents objets destinés à l'usage des artistes.

Sur le théâtre se trouvent six grandes échelles nommées chariots auxquelles sont adossées les coulisses : 22 avec chassis et huit qui n'en n'ont point. Huit pièces de toile peinte pour placer au fond du théâtre, y compris le rideau de l'avant-scène, et dix huit frises comprises le manteau d'arlequin : il y a aussi 18 crochets en fer, 9 = 1m,25 de longeur, 9 = 24cm de longueur (servant à tenir les décorations du théâtre). 2400m de cordages de differantes grosseurs ; environ 200 poulies. Il y a aussi dans le chauffoir 24 tableaux y compris un qui est sur le théâtre. 9 morceaux de chassis à grilles et traiteaux, ainsy que des tables servant à l'usage du théâtre. 4 pièces de bois de chêne de 11m² et de 7m50 de longueur, 2 du même écarissage et de 3m chacune de longueur, 3 du même écarissage et de 1m60 de longueur ; plus 9 portes de cabinets sur chassis garnis de toile peinte : plus 40 plaques. Il y a aussi dans la salle 2 lustres pour l'éclairage di celle, dont un en cristal et l'autre en tôle et fer peint garni de quinquets au nombre de 40 épars dans les couloirs de la salle, à l'orchestre, et placés aux lustres. Derrière le corridor du parterre se trouvent les planches et traitaux pour faire les planches sur le parterre dans les temps de danse et bals.

23 décembre 1813

le grand rideau (72 mètres de longeur de cordes) ; les toiles qui ont été peints pour répresenter une marquise et deux ranges de tentes en point de vue ; changement à vue a été effectué par les cordes ; un tronc d'arbre pour le décor ; fourni six tabourets pour l'orchestre

Juin 1819 Les Banquettes [d'orchestre] sont toutes dépouilliés et dans un état de saleté, tel, qu'il est impossible de s'y assoir sans se couvrir de taches d'huile et de suif. Il n'y a point de plaquer pour les pupitres ... il ne peuvent supporter les cahiers de musique. Le luminariste traverse l'orchestre pour allumer le lustre.

Règlement de police

L1769

13 juin 1798 Les gendarmes d'Angoulême ont été insulter par le Citoyen Hector Bicard

29 décembre 1799 plusieurs dans la parterre criaient Vive Bonaparte à la fin de la représentation des deux pièces et avant l'ouverture du ballet. L'administration municipale également crie vive Bonaparte et puis vive la République.

21 février 1809, 18h 'un bruit scandaleux au parterre ... à la porte de l'orchestre'. Le jeune homme nommé Labarde paraisiait vouloir forcer la sentinelle. Il a été arrêté et déposé au corps de garde.

26 décembre 1810 le deuxième pièce ne commencait point, car Picault et Villain fils musiciens refusent à jouer : ils veulent être payés. C'était la deuxième fois qu'ils se comportaient ainsi. Le public criait.